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Cloud hybride : quatre scénarios pour optimiser vos ressources informatiques

Cloud hybride : quatre scénarios pour optimiser vos ressources informatiques

Cloud Computing : Sortir du cloud privé pour exploiter les capacités complémentaires offertes par le cloud public constitue une voie incertaine pour nombre d'entreprises. Voici quatre cas de figure qui leur permettront d'optimiser l'utilisation de leurs ressources informatiques.
L'utilisation des plates-formes de Cloud public en tant qu'option de déploiement pour les applications est souvent abordée d'un point de vue binaire : « L'application doit-elle être déployée dans le Cloud ou conservée sur site ? » Cette approche est trompeuse, car nombre d'entreprises évaluent la pertinence du Cloud public uniquement pour les exemples d'utilisation les plus appropriés, puis l'utilisent souvent comme une ressource informatique complémentaire.
La transition vers le Cloud amènera les entreprises à trouver de façon pragmatique le juste équilibre entre utiliser leur propre infrastructure interne, souvent réaffectée à la constitution d'un Cloud privé, et utiliser les infrastructures fournies par des fournisseurs de services de Cloud public. C'est ce qu'on appelle le Cloud computing hybride.
Charges de travail faciles à déplacer entre cloud public et privé
Pour que le Cloud hybride devienne une réalité, les charges de travail doivent être faciles à déplacer entre les infrastructures privées et publiques. La transformation du provisionnement du datacenter est une condition préalable à cela.
Selon une étude récente de Quocirca (In demand - The culture of online service provision), ce processus est déjà bien entamé : 85 % des entreprises déclarent qu'elles utilisent actuellement la virtualisation des serveurs, et, dans bien des cas, c'est dans l'objectif de regrouper des ressources dans des pools afin de les partager entre plusieurs applications. En d'autres termes, les départements informatiques sont en train de créer leur propre Cloud privé.
Il en résulte deux avantages majeurs pour les entreprises. Cela leur permet, d'une part, de gagner en efficacité au niveau de l'utilisation des équipements et de la puissance de traitement de leurs propres datacenters, et, d'autre part, de renforcer la mobilité de leurs charges de travail applicatives. Celles-ci peuvent être déplacées d'un datacenter privé à un autre, voire au-delà du datacenter pour tirer parti des ressources du Cloud public.
Compléter les capacités internes pour répondre aux besoins
Avec cette flexibilité, les entreprises n'ont plus besoin d'investir dans de nouveaux datacenters et infrastructures informatiques pour retirer toujours davantage de leurs applications.
Dans cette optique, l'utilisation du Cloud public visera souvent à compléter les capacités internes pour répondre aux besoins. Voici certains des principaux exemples d'utilisation du Cloud hybride :

1 - Le Cloud public en tant que plate-forme de basculement sur incident

Quel que soit le résultat obtenu en comparant les coûts du Cloud public et du Cloud privé, une chose est certaine : il est inutilement coûteux d'entretenir une pile d'infrastructure inutilisée à des fins de continuité d'activité en cas de défaillance des plates-formes d'exécution habituelles. La même ressource peut être louée auprès d'un fournisseur de Cloud public pour les rares occasions où elle s'avérerait nécessaire. S'appuyer sur un fournisseur de Cloud public est une solution bien plus économique que d'avoir une infrastructure redondante en cas de sinistre.

2 - Gestion des pics de charge

Bon nombre d'entreprises connaissent des moments de la semaine, du mois ou de l'année, ou simplement des événements imprévus, qui conduisent à un accroissement exceptionnel de la charge de travail d'une application. Lorsque cela arrive, il revient cher de disposer en interne de la capacité supplémentaire nécessaire. Il est bien plus économique d'avoir un contrat avec un fournisseur de services de Cloud permettant de provisionner les nouvelles charges de travail applicatives en fonction des besoins.
Les fournisseurs de services peuvent faire face à ces besoins parce qu'ils ont de nombreux clients dont les pics de charge se produisent à des moments différents, et qu'ils peuvent réallouer les ressources à un coût relativement bas.

3 - Se préparer à une réussite inattendue (ou à un échec)

Le lancement d'une nouvelle activité, comme un nouveau site Web de vente au détail ou une nouvelle application sur les médias sociaux, est une aventure à l'issue imprévisible. Que se passera-t-il si le succès est plus rapide que prévu ? Que se passera-t-il en cas d'échec ? Les deux cas de figure sont très courants. Par conséquent, quel doit être le montant de l'investissement initial dans l'infrastructure sous-jacente ?
Si une plate-forme de Cloud public est utilisée, cet investissement sera très faible. Les risques associés à une nouvelle activité sont bien plus faciles à justifier si les dépenses d'investissement sont minimales, et, si le projet réussit, les frais liés au fournisseur de services de Cloud sembleront dérisoires au regard du chiffre d'affaires généré.
De telles possibilités devraient stimuler l'innovation au sein de l'entreprise : davantage de nouvelles idées peuvent être testées du fait que le risque et le coût d'un échec sont réduits au minimum. Une fois la pertinence commerciale du projet vérifiée, il pourra être envisagé d'utiliser des ressources internes dédiées.

4 - Le Cloud public en tant que banc d'essai des applications

Les applications sont souvent développées sur des serveurs dédiés, strictement isolés des environnements d'exécution. S'il est possible de tester la plupart des fonctionnalités dans de tels environnements, ce n'est pas le cas de l'évolutivité. Tester une nouvelle version du code dans un environnement d'exécution est risqué, car cela peut avoir une incidence sur l'application actuellement en ligne. Certaines entreprises peuvent réaliser ces opérations la nuit, mais nombre d'applications doivent désormais fonctionner 24x7.
Les plates-formes de Cloud public fournissent un environnement idéal pour réaliser les tests de ce genre. Des ressources peuvent être allouées pour que l'environnement de test corresponde autant que possible à l'environnement réel ainsi que pour mettre à l'épreuve le nouveau logiciel.
Les conditions sont réunies pour un afflux massif de charges de travail du Cloud privé vers le Cloud public, ce qui aboutira dans la majorité des cas à un équilibrage entre les deux. De nombreuses entreprises admettent avoir besoin d'aide pour réaliser cette transition. Dans une étude de Quorcica commanditée par Attenda et publiée en 2013 , seulement environ 25 % des entreprises britanniques de taille intermédiaire s'estimaient bien préparées à l'utilisation de services de Cloud public.
Renforcer capacité d'innovation et agilité
La majorité d'entre elles voulaient de l'aide pour mettre en place des programmes de continuité d'activité, en ayant la liberté de se concentrer sur la flexibilité des applications plutôt que sur la mise en place des plates-formes. À ces fins, elles envisageaient de transférer de plus en plus de charges de travail vers des plates-formes tierces.
Dans bien des cas, les plates-formes retenues seront celles des ténors du Cloud computing, mais l'étude de Quorcica montre que les clients chercheront une assistance auprès des fournisseurs de services pour accompagner cette transition.
La transition vers le Cloud hybride peut prendre bien des formes, mais toutes les entreprises doivent l'envisager si elles veulent avoir une chance d'atteindre l'objectif que nombre d'entre elles se sont fixés : renforcer leur capacité d'innovation, leur agilité et leur avantage concurrentiel en optimisant l'utilisation des ressources informatiques.

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